[ On s'en fout ] C'est la vie, pas le paradis.

J'ai semé beaucoup de bonnes choses dans mon passé, mais aujourd'hui je peux tenir dans une seule main ma maigre récolte.
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# Posted on Tuesday, 20 January 2009 at 5:05 PM

[ Ré - Elle ] La lettre. Article publié le 17 septembre, en l'honneur des trois ans d'ec-rire :)

Tu sais, j'aimerais te dire ce que je ressens pour toi. Mais, si mon coeur te le crie, ma bouche n'en trouve pas les syllabes car à ce stade, les mots me manquent.
Et pourtant, arrivée au bout du dictionnaire, j'ai décidé de chercher les mots autre part. J'ai fouillé mon coeur, écouté des centaines de chansons d'amour. J'ai marché dans la rue, l'oreille tendue et aux aguets. J'ai lu des tas de livres qui parlent d'amour, et j'ai même été jusqu'à déchiffrer les mots gravés ou tagués sur les murs de ma ville.
Mais rien n'y fait, tout ce que j'ai trouvé ce sont des "Je t'aime" par milliers. Ces mêmes "Je t'aime" que ceux que je te répète jour après jour, nuit après nuit. À force, ces trois mots sont devenus pour moi tellement dérisoires que je pourrais te les répéter chaque seconde pendant des années sans juste une fois être rassasiée. J'aimerais trouver les mots assez forts pour t'exprimer l'intensité de mon amour. Oui, je pourrais te dire que je suis folle de toi, que je vis pour toi, que je pourrais te suivre au bout du monde s'il le fallait. Mais ça, je te l'ai déjà dit, et aujourd'hui ça ne me satisfait plus, je veux trouver meilleur à te dire.
Alors non, je n'ai pas vécu le coup de foudre. Et non, mon coeur ne tambourine pas dans ma poitrine à chaque fois que je te vois. Est-ce mal, si tout ce qu'il sait faire, au lieu de ça, c'est de battre chaque seconde pour toi ? Est-ce mal de dire que tu n'es pas une partie de ma vie, mais que tu l'es toute entière ? Serait-ce mal de te dire que sans toi je n'existerais plus ?
Tu sais, au fond, je m'en fous. Le mal, le bien, j'en suis bien au-dessus. Alors voilà, je te le dis, haut et fort, je te le crie : mon Antoine, j'existe pour toi, j'existe par toi. La phrase qui dit qu'"un être vous manque et tout est dépeuplé" a pour moi pris tout son sens grâce à toi. Sans toi, je me sens vide. Tu es mon souffle, et mon sourire. Tu es ma joie, et ma peine parfois, mais surtout tu es celui que j'aime. Celui qui fait battre mon coeur entre ses mains et qui en prend soin. Tu es celui à qui je donnerais tout, pour qui je ferais tout, sans qui je serais loin de tout.
Si tu savais à quel point je tiens à toi, ce que tu représentes pour moi et combien je suis fière de toi, de nous, et même de moi grâce à toi. Tu m'as apporté énormément de choses. T'es devenu le monde dans lequel j'aime me réfugier quand je ne comprend plus celui qui m'entoure ou quand il me dépasse complètement. Tu m'a si souvent aidé à ne pas baisser les bras que ma force, je te la dois, car ma force c'est toi.
Oui, tant de gens connaissent l'amour, mais combien arrivent à le vivre aussi intensément que moi ? Je sais que j'ai tout à perdre, que si un jour ton coeur arrête de m'aimer, le mien arrêtera simplement de battre. Je sais que j'y risque ma vie, ma peau, et toute mon existence. Mais arrêter de vivre et d'aimer comme ça, je ne sais plus. Mon coeur ne m'appartient plus, c'est trop tard, je n'ai plus le choix. Je te l'ai donné un jour, par prudence ou par imprudence, peu importe du moment que c'était par amour.
Depuis, je ressens tout ce que tu ressens. Quand t'es triste, ce sont mes larmes qui coulent. Quand tu stresses, c'est mon estomac qui se serre. Quand t'es heureux, ce sont mes yeux qui pétillent. Quand t'as froid, c'est mon corps qui tremble.
Rien n'est plus pareil qu'avant. Aujourd'hui je dépend de toi. Si je suis Une, c'est parce que tu complètes le moi qui, sans toi, ne sait être qu'à moitié. Tu sais que parfois ça me fait mal, mais, comme tu connais tout de moi, tu sais aussi que souvent ça me fait du bien. Tu m'as donné le sourire et offert ton amour. Je sais que je te dois tout, voilà pourquoi je ne sais plus par où commencer pour te remercier. Sache seulement que je serai toujours là pour toi, près de toi.
Je souhaiterais toujours connaitre la sensation d'avoir ta bouche contre la mienne, de sentir ton corps contre le mien et de pouvoir te serrer dans mes bras aussi fort que je le peux. C'est ta présence qui me fait vivre, ta pensée qui m'anime. Tu m'es essentiel, loin de toi je ne survivrai pas.
Alors promets-moi que si un jour je pense à partir, tu feras tout pour me retenir.
Et si un jour, malgré les efforts que je pourrai faire pour te garder, ton coeur décide qu'il ne veut plus du mien... Sache que tu auras marqué ma vie de ta plus belle signature.


Je t'aime. Pour la vie, jusqu'à la mort. Même si tous ces mots ne sont qu'insignifiants par rapport à tout ce que je ressens.


By me. Le 16 septembre 2008.

# Posted on Wednesday, 17 September 2008 at 4:19 PM

Edited on Saturday, 20 September 2008 at 6:51 AM

News.




J'ai remis en ligne un vieil article que j'avais supprimé. Aux interessés, vous le trouverez sur la deuxième page (c'est le premier, intitulé rapidement "À quoi ça sert ... ?").

Je sais, je dois encore mettre des photos pour mes deux derniers articles, et pour cet article remis en ligne. Je pars demain en vacances jusqu'au 25 juillet donc il n'y aura rien de nouveau jusque là, mais je trouverai du temps pour rajouter des textes et des photos en août très certainement.



Je ne vous oublie pas (non jamaiiiis (8)).
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# Posted on Sunday, 06 July 2008 at 10:45 AM

[ Ré - Elle ] Passer des heures à refaire le monde ne le fera pas changer pour autant.

Ré-ouvrir une vieille boite cachée au fond d'une armoire fait immanquablement ressurgir les souvenirs du passé...

Et mon passé est tellement chargé d'amitiés, de sourires mais aussi de larmes, que quand les souvenirs reviennent je ne sais généralement plus où donner de la tête.
Je revois ces belles lettres toutes décorées qu'on s'écrivait, juste parce qu'on aimait s'écrire.
Je repense à cette carte postale décolorée car accrochée à mon mur en plein soleil pendant des mois et des semaines, juste parce qu'il était écrit "Je suis impatient de te revoir".
Je repose mon regard sur ces vieilles photos où on sourit tellement fort qu'on pourrait croire, juste le temps d'un instant, que tout, à part ça, est dérisoire.

On s'était rencontré à l'école, ou en dehors. Il nous avait parfois suffit de quelques semaines seulement pour qu'un regard puisse remplacer des mots entiers. On savait toujours ce à quoi l'autre pensait. On se prenait dans les bras parfois, juste pour le plaisir. Et parce qu'on s'aimait. On trainait ensemble dans le centre-ville, sans rien faire. Mais on recommencait, parce que rien que le fait d'être ensemble nous suffisait. On parlait de tout, et beaucoup de rien. Mais on parlait.

On était sûrs que rien ne pouvait nous arrêter. On se disait même parfois que c'était pour la vie.

Et puis un jour, sans savoir pourquoi ni comment, on se retrouve sans cette présence. Et on se rend compte que ça fait de plus en plus longtemps qu'on n'est plus ensemble.
On était tellement sûrs que rien ne pouvait nous arriver qu'on n'a pas fait attention à ce qu'il se passait. La vie nous a entrainé sur un autre chemin, comme elle le fait toujours quand on croit que tout est acquis.
Et maintenant qu'on regarde autour de soi pour voir qu'il n'y a plus rien du passé, c'est trop tard pour faire marche arrière. Le temps a emporté beaucoup de choses.


Mais il n'a pas tout emporté. Non.

J'ai rouvert cette vieille boîte, et à ce moment-là j'ai réalisé que ce temps qui passe plus vite que nous ne saura jamais tout nous prendre. C'est là son point faible, et c'est de là que vient notre force. Nous avons encore nos souvenirs. Alors, d'une certaine manière, nous pouvons vaincre le temps.

Et ces souvenirs nous lient encore. Et pour longtemps.





J'ai vécu des amitiés innoubliables, que je croyais inébranlables. Jusqu'au jour où. Une perte de vue souvent, une dispute parfois.
Mais on se recroise toujours.
Le temps d'une soirée, où on arrive parfois à reconstruire le passé et à retrouver ce qu'on croyait perdu.
Le temps d'un regard, où on comprend qu'on compte toujours, et qu'on a toujours compté.
Le temps d'une discussion sur msn pour savoir ce qu'on devient, d'un commentaire sur un skyblog pour dire bonjour, ou d'un petit sms parce qu'on pense à tout ce qu'on a vécu.
Là, tout recommence pendant quelques instants. Et ça me fait toujours plaisir de savoir que l'autre n'a pas oublié ces habitudes qu'on avait prises.

Parfois, ça repart comme avant. Quand les mots reviennent, quand on arrive encore à se faire rire.

Et peut-être qu'un jour, on se séparera à nouveau. Mais il y a des gens qu'on sait qu'on recroisera. Parce que c'est comme ça, après tout... La vie.



" On retrouve le goût des paradis perdus, tout ce qu'on ne croyait plus.
Quelques gestes oubliés qu'on reconnait par coeur.
Qu'est-ce qui s'était passé, était-ce nous d'ailleurs?
Une main qu'on revoit, carressante et tendue.
Tout ce qu'on ne croyait plus.
Je n'étais pas loin, je n'oubliais rien,
quand le temps a batti des murs entre toi et ma peau. "

[ Isabelle Boulay - Ton histoire ]


By me. Le 27 avril 2008.

[ Bon. Je ne sais pas si ce texte est fini, parce que je le voyais un peu autrement... Mais je le mets quand même déjà en ligne. ]

# Posted on Monday, 14 April 2008 at 2:10 PM

Edited on Monday, 28 April 2008 at 7:49 AM

[ Imagine ] Absence.

Et quoi ?
Après trois ans d'absence, tu viens sonner chez moi. J'ouvre et je te vois. Tu me dis bonjour, mais qu'est-ce que tu crois ? Que je vais te sourire, te dire que je suis contente de te revoir ?
Tu reviens... Comme si c'était la veille que tu m'avais dit au revoir. Mais au fond, quand m'as-tu dis au revoir pour la dernière fois ? C'était il y a trois ans, oui. Y'a trois ans, t'es parti de chez moi, et tu m'as dit "Au revoir, à demain". Je m'en souviens bien, tu sais. Combien de fois ai-je revu cette scène, combien de fois ai-je revu tes gestes, pour essayer de comprendre ? Trop, beaucoup trop de fois. Et je n'ai toujours pas compris.

Non. Je n'ai toujours pas compris pourquoi, un jour, tu n'es pas venu. Ni pourquoi, le jour d'après, je ne t'ai pas vu. Ni pourquoi je n'ai pas reçu d'appel.
Tout d'un coup, comme ça, t'as décidé de disparaître. Tu te rends compte ? Disparaître. Sans rien. Pas d'appel, pas d'adieu, pas de mail, pas de lettre. Rien. Juste le vide. Et c'est tout.

Ca m'a détruit, tu sais.
Tu ne pourrais même pas imaginer combien de fois j'ai cru t'entendre, combien de fois mon coeur a fait un bond, pour se déchirer un peu plus après.

Je t'ai appelé des milliers de fois. Sans jamais aucune réponse. J'ai inondé ton répondeur de "Rappelle moi". Mais tu ne l'as jamais fait.
J'ai passé des nuits devant chez toi, tu sais. À attendre que tu reviennes, à sonner à ta porte, à la tambouriner, à crier que je voulais que tu montres le bout de ton nez. Mais je ne t'ai jamais vu.

Et beaucoup de fois, j'ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds. Beaucoup de fois, en pleine rue, je suis tombée. Et beaucoup de gens m'ont aidée à me relever. Et à chaque fois, j'espérais que la main qu'on me tendait était la tienne. Mais ça n'a jamais été le cas. Jamais.

J'ai vécu l'enfer, tu sais.
J'ai passé des nuits et des journées entières près de mon téléphone, à espérer un appel, un signe de vie. Parfois, je croyais l'entendre sonner, tellement je le voulais. Alors je me précipitait dessus, mais il ne sonnait pas.
Et quand, enfin, il sonnait, je décrochais, pleine d'espoir, mais ce n'était pas toi. J'ai eu la haine, tu sais, contre tous ces gens qui me téléphonaient. Ils me donnaient chaque fois un espoir, je retombais chaque fois de plus en plus haut, en entendant leur voix me dire "Bonjour, c'est moi". Mais ce n'était pas toi.

Après un an de recherches, d'heures passées devant chez toi ou devant mon téléphone, après un an d'espoir de te revoir, j'ai commencé à abandonner.

A ce moment là, je me suis demandé pourquoi.
Bien sûr, ce n'était pas la première fois depuis ton départ. Tous les jours, depuis le premier où je ne t'ai pas vu, je me suis demandé pourquoi. Je me battais pour te retrouver, et après chaque défaite, je me demandais pourquoi. Pourquoi n'étais-tu pas là, près de moi, à me dire que ça va ?
Après un an, cette question est devenue beaucoup plus présente, beaucoup plus intense.
Plus qu'avant, j'ai essayé de comprendre. Etais-ce moi ? Avais-je fait un mauvais pas, dis quelque chose qu'il ne faut pas ? Ou étais-ce toi ? En avais-tu marre ? De tout, de moi ?

Je n'ai jamais trouvé la bonne réponse, tu sais.
Pendant tout ce temps, je me suis fait des milliers de films, des milliers d'histoires, où chaque fois tu finissais par revenir et répondre à ma question.
Tu sais, j'ai imaginé qu'un jour, tu me rappelles. Ou qu'un jour, je te croise au supermarché. Ou qu'un jour, tu m'attrapes la main, au détour d'une rue.
Oui, j'ai passé mon temps à me retourner, en rue, en espérant voir ton sourire. J'ai passé mon temps à glisser la main au fond de ma boite aux lettres, pour vérifier qu'il n'y ait pas de lettre oubliée.
Mais tu n'étais jamais là. Partout où j'allais, il n'y avait jamais rien de toi.
Et pourtant, dans tous les films que je me faisais, tu finissais par être là. J'ai passé tout ce temps à me mentir à moi-même.

Et puis, il y a une chose qui m'est venue à l'esprit, un jour, et qui, depuis ce matin, ne m'avait plus quittée : tu étais mort. Mort.
Peut-être, alors, avais-je passé un an à chercher un mort, une personne qui ne sourira ou ne parlera jamais plus.
Et j'ai essayé de faire mon deuil.
Mais comment faire le deuil d'une personne dont on ne peut même pas voir le cerceuil ?
Ca m'a pris plus d'un an, tu sais. Plus d'un an pour faire le deuil d'une personne que je croyais morte.

Enfin, il y a 6 mois, j'ai retrouvé quelqu'un. Quelqu'un qui était là pour moi. Au fond, peut-être qu'il était là depuis le début, mais je ne l'avais pas vu, je n'avais que toi en tête. Toi, toi, toi. Toi, mon amour. Toi, ma raison de vivre. Toi, celui qui m'a quitté du jour au lendemain, sans un mot, sans rien. Toi, le mort.
Alors, avec lui, j'ai appris à refaire confiance à un homme comme je t'avais fait confiance. Ca a été dur, tu sais. Mais aujourd'hui, je sais que ça va aller. Ou du moins, j'essaie de m'en persuader.

J'ai retrouvé le sourire, tu vois.
Ca fait trois ans que t'es parti. J'ai dû réapprendre à marcher, à aimer, à rire. À faire toutes ces bêtes choses de la vie quotidienne dont on ne pense même plus, quand tout va bien.

Et puis toi, comme ça, tu reviens.
Je ne sais pas... Explique moi.
Explique moi ce que tu crois, ce que tu veux, ce que tu pensais en revenant ici.
Partir, c'est peut-être facile, mais revenir, ce n'est pas aussi simple que ça, tu vois.

Tu ne peux pas revenir. Tu ne peux pas.
Tu m'as brisée, déchirée, en partant comme un voleur.
Et maintenant, tu crois que je vais te sourire ? Te faire entrer chez moi ? Te dire que rien n'a changé, qu'on peut reprendre tout là où on l'avait arrêté ?
Plus maintenant. C'est trop tard. Désolée.

By me. Le 28 janvier 2008.

# Posted on Monday, 28 January 2008 at 6:55 AM

Edited on Monday, 28 April 2008 at 7:48 AM